Pourquoi végétaliser les toits des abribus ?

végétaliser les toits

Les pics caniculaires fréquents exigent un plan de rafraîchissement en urgence. Les experts proposent la végétalisation de certains espaces comme la toiture des arrêts de bus. Si la France hésite encore à appliquer cette solution, les Pays-Bas l’ont déjà adoptée. À Utrecht, près de 316 abris bus sont végétalisés et le projet semble s’agrandir vers d’autres villes. Outre le fait d’offrir un aspect plus esthétique à la ville, ces abris bus offrent de nombreux avantages non négligeables. 

Pour limiter les impacts du réchauffement climatique

En milieu urbain, il devient urgent de trouver des solutions pratiques et efficaces pour faire face aux changements climatiques. En plus des politiques de gestion des eaux de ruissellement et des risques d’inondation, il est aussi important de réduire des îlots de chaleur. En plus de son aspect esthétique, les abribus végétalisés contribuent à réduire les effets du réchauffement climatique. Les végétaux atténuent les fortes températures. Elles sont source d’ombres et de fraîcheur. La verdure absorbe la chaleur. Les toitures végétalisées des abribus contribuent à la résorption de la chaleur en milieu urbain. Les plantes ont la capacité de renvoyer l’eau qu’elles reçoivent dans l’atmosphère. Ce phénomène favorise l’humidification de l’air afin de faire baisser la température. La végétalisation urbaine contribue également à limiter les bruits citadins qui dégagent des décibels nocifs à la santé psychique des habitants. La mission de toit-vegetalise.fr consiste à accompagner les villes à mettre en place le projet d’arrêt de bus végétalisé

Pour améliorer la qualité de l’air

Le dernier rapport de l’ADEME indique que la pollution de l’air est responsable de plus de 48 000 décès en France. Plus de 90 % des émissions des Oxydes d’azotes proviennent du transport routier. Il est temps de remédier aux dégâts que cela engendre pour la génération future. La végétalisation contribue à la réduction de la pollution, notamment celle des abribus. La végétalisation du toit d’un arrêt de bus consiste à y planter essentiellement de plantes grasses. Celles-ci sont capables de résister au soleil. Pris en charge par les agents municipaux, ces plantes sont choisies selon leur capacité à absorber les particules fines émises dans l’air. Les polluants particulaires sont très néfastes pour la santé. Quand elles entrent en contact avec les feuilles et les branches, celles-ci sont transportées par l’eau de pluie vers le sol et sont absorbées par les racines. Les particules plus lourdes sont aspirées par les stomates qui se trouvent sur les feuilles et entrent dans le phénomène de photosynthèse (échange entre le dioxyde de carbone, d’oxygène et de la vapeur d’eau). À travers ces stomates, les plantes absorbent également l’Ozone (O3), les oxydes de soufre (SO et SO2) ainsi que des composés organiques volatils. L’application du projet d’arrêt de bus végétalisé constitue déjà un grand pas vers l’amélioration de la qualité de l’air. 

Abribus végétalisé : pour améliorer la biodiversité

Les abeilles commencent à disparaître petit à petit, surtout en Europe. Elles sont souvent attaquées par les frelons asiatiques et le bétonnage effectué par les humains détruit leurs habitations. Pourtant, les activités des abeilles sont cruciales pour la biodiversité. En effet, ces insectes favorisent la pollinisation de la majorité des plantes. L’idée d’un abribus végétalisé permet de les ramener surtout en milieu urbain. La végétalisation transforme les abribus en garde-manger pour abeilles et pérennise les espèces les plus menacées. Le toit des abribus offre un environnement idéal pour ces pollinisateurs. La structure est assez solide pour accueillir des cassettes de mélange de sédum, de fleurs sauvages et de plantes grasses. Il s’agit d’une ambiance écologique qu’il faut mettre en place pour améliorer la biodiversité urbaine qui commence à être menacée par la pollution. Cette alternative est un projet facile à mettre en place pour accueillir ces pollinisateurs. Angleterre, Madrid, Strasbourg font partie des plus grandes villes qui ont adopté ce projet vert d’arrêt de bus végétalisé. Paris l’a testé en 2015, mais a vite abandonné l’idée . Peut-être qu’il est temps de la reprendre pour une capitale plus verte et plus saine ?

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